Et ce fut le deuil, long, lourd à porter, pour les parents, pour le frère, pour les soeurs. Deuil familial que n'avait pas su interrompre le son du clairon de l'Armistice de Novembre 1918.

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Photo de famille, printemps 1916, à Alger

De gauche à droite: Fernand, Euphrasie tenant sa fille Yvette dans ses bras; dans l'arbre: Marc (en blanc, futur polytechnicien) et le cousin Robert Merle (futur Prix Goncourt) ; sous l'arbre: Jean-Baptiste et Henriette à son bras; dans le fond: Marie-Anne; Eugénie Merle (mère de Robert); Françoise Ollagné, soeur aînée de Marie-Anne et mère d'Eugénie ; Boniface, avec son brassard noir.

"[...] Jeunes beautés qu'à l'hiver le ciel donne,
Comme au printemps il a donné les fleurs.
De vos plaisirs, effeuillez la couronne.
Dansez gaiement grâce à vos défenseurs.
Mais si soudain survient dans une fête,
Un vieux chacal au front cicatrisé,
Qu'un doux sourire acquittant votre dette,
Lui paye, enfants, le sang qu'il a versé [...]."

[Marche du 1er Zouave]